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Christophe GREFFET - 1ère Intervention sur le rapport d'activités - Session novembre 2023

CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE L’AIN

LUNDI 6 NOVEMBRE 2023


INTERVENTION DE CHRISTOPHE GREFFET

SUR LE RAPPORT D’ACTIVITÉS,

DE DÉVELOPPEMENT DURABLE ET D’ÉGALITÉ HOMMES-FEMMES



Monsieur le Président, Chers collègues, Mesdames, Messieurs,


Puisque le rapport d’activités -par définition- a cela d’intéressant qu’il mène à tout, vous me permettrez d’évoquer plusieurs sujets qui m’ont inspiré tout au long de cette journée d’échanges :


Déjà, je voudrais pointer du doigt le côté éculé de cette formule qui consiste à parler de « politique politicienne », comme vous l’avez fait ce matin, quand il s’agit de répondre aux questions légitimes qui vous sont posées. On sent par l’utilisation de cette formule, un défaut d’être à l’aise ou que vous renvoyez -comme vous l’avez fait- des questions qui ont été posées par des collègues à une méconnaissance des dossiers. C’est assez peu élégant, mais c’est surtout assez éloigné de la réalité parce que ce matin il a été question de la SEMCODA qui pendant longtemps -si j’ai bien compris- a porté des loyers dont il aurait fallu l’alléger. J’aimerais néanmoins rappeler que vous avez été Président pendant deux ans de la SEMCODA et que celle-ci a continué à assumer le loyer de la banque alimentaire durant toutes ces années. En ce sens, la décision de ne plus le faire est plutôt récente.


Par ailleurs, sur d’autres sujets, vous avez souligné le fait que nous aurions bien peu de préoccupations, du fait de poser des questions récurrentes sur les mêmes sujets. Vous nous permettrez le droit de suite. Car quand on vous a posé une question sur l’alimentation des collèges vous n’avez pas pu répondre – et on le comprend aisément –, mais vous nous permettrez en session de commenter la réponse que vous nous avez apporté. Et c’est vrai que tout comme ma collègue Anne-Laure Olliet, je suis surpris de constater que sauf à être plus amplement informés, nous sommes très loin du compte dans nos collèges, en atteignant peut-être 10% de produits sous label de qualité.


Je vous ai entendu ce matin, dans un propos extrêmement régalien, en appeler à l’autorité, au respect de la loi, au contrôle, alors que sur ce sujet de l’alimentation des collèges nous aimerions entendre que des contrôles soient mis en place -et peut-être, mieux encore- une forme d’incitation pour nos filières. En effet, que vous constatiez que le compte n’y ait pas c’est un peu théoriser l’impuissance. Encore faudrait-il développer, comme certaines intercommunalités se donnent à y réfléchir, les questions d’organisation et de logistique parce que nous comprenons bien que les choses sont parfois difficiles.



Puisqu’on en était encore à faire de l’archéologie politique ou à réécrire l’histoire, notamment sur le sujet de la Madeleine, il me revenait en mémoire – je n’étais pas élu, pas plus que vous Monsieur le Président – qu’il y avait eu un beau projet qui consistait à rapatrier sur le site de la Madeleine l’ensemble des services du Département, lieu d’assemblée comprise. Il s’agissait d’un très beau projet d’un architecte alsacien. Sauf que -dans le même temps ou à peu de chose près- s’est construit le SDIS, et c’est aussi là où il se trouve aujourd’hui que les coûts ont été doublés, triplés et que le Département s’est trouvé en incapacité de porter ce projet de réunion de tous les services et de lieu d’assemblée. Enfin, dire aussi que concernant le sujet financier, j’ai compris que certains voulaient être fourmi au Département, mais cigale au plan national. Alors je leur laisse le soin de répondre à cette forme de schizophrénie qui doit être difficile à porter.



J’en viens au sujet du rapport égalité homme/femme ; en 2018, ces sujets faisaient l’objet de rapports distincts. Aujourd’hui, c’est comme si tout cela devenait un peu routinier et que le sujet était d’une moindre importance. Alors oui, les choses ont été dites par les collègues ; ce lundi 6 novembre à 11h25 les femmes de notre pays ont commencé à travailler gratuitement d’ici à la fin de l’année. D’ailleurs, je remercie nos collègues féminins d’être restées jusqu’à cette heure avancée. Le calcul est symbolique, mais je crois qu’il illustre ces inégalités hommes-femmes dans le monde du travail, surtout qu’il s’agit d’un écart qui ne se résorbe pas, parce qu’en 2016 les femmes gagnaient en moyenne 15,1% de moins et aujourd’hui ce chiffre est de 15,4%. Donc, on voit que les choses n’évoluent guère. On aurait à la lecture de ce rapport souhaités trouver une forme d’échantillonnage des salaires, qui permettrait de nous expliquer si les femmes au sein de cette collectivité sont plus ou moins proches du salaire médian. Dit autrement, peut-être qu’on pourrait trouver ce jour de dépassement dans le rapport, c’est-à-dire ce jour au sein de la collectivité à compter duquel les femmes -de manière symbolique- ne seraient plus rémunérées. Est-ce que c’est une date que vous pourriez nous donner, Monsieur le Président ?

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