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Anne-Laure OLLIET- Intervention sur la Lecture publique - Session septembre 2022

SESSION DE L’ASSEMBLÉE DU CONSEIL DEPARTEMENTAL DE L’AIN

LUNDI 26 SEPTEMBRE 2022


INTERVENTION D'ANNE-LAURE OLLIET

RELATIVE À LA LECTURE PUBLIQUE



Monsieur le Président, Mes chers collègues,


Comme le rapport le souligne justement, les bibliothèques sont des hauts lieux de socialisation, de partage et de mise en commun des savoirs. Vous souhaitez diversifier l’offre de service des bibliothèques les plus volontaires : nous en sommes bien d’accord.

Il faut bien sûr accompagner la modernisation des bibliothèques pour qu’elles collent toujours plus aux attentes de nos habitants.

Mais aujourd’hui, dans certains villages où les commerces, la Poste et le médecin ont disparu, demeure parfois un seul lieu de service d’accueil au public : la bibliothèque. C’est dire l’importance qu’ont ces structures pour les habitants qui les utilisent, voire leur valeur symbolique pour tout le village. Elles sont le centre de réflexion et d’action des associations, mais aussi le refuge des enfants - notamment les plus modestes - qui ont ainsi accès à une ouverture sur le monde et vers l’imaginaire.

Ce service public tient parfois, nous l’admettons, grâce à un bénévolat qui peut être à bout de souffle. Mais tant que ces structures tiennent, quel intérêt à les ébranler ?

Vous évoquez une vingtaine de bibliothèques qui seraient sous la menace d’une suppression des moyens départementaux, et donc de l’accès au fonds des livres du Département. Je rappelle qu’une commune aindinoise sur deux dispose d’une bibliothèque. Dans ce contexte, ce rapport veut entériner le fait que l’on puisse fermer 10% des bibliothèques !

Rationnaliser, fermer des sites, regrouper les structures, ces méthodes ont déjà été mises en place pour de nombreux services publics comme La Poste, les Impôts etc. Dans tous ces cas, les réorganisations n’ont pas conduit vers une amélioration du service au public, bien au contraire. Elles ont détourné les gens de l’offre et ont développé un sentiment d’abandon. Déjà, seulement 11,3 % de notre population aindinoise se rendent dans les bibliothèques, taux inférieur à la moyenne nationale.

Notre rôle n’est pas de fermer des bibliothèques, mais de continuer à nous mobiliser pour les aider à maintenir leur ouverture, en imaginant d’autres voies, par exemple en mutualisant un(e) salarié(e) même à temps partiel entre différentes bibliothèques associatives bénévoles pour leur insuffler un nouvel élan.

En février 2018, Damien Abad vous demandait, Monsieur le Président, de la souplesse dans les critères (horaires d’ouverture, taille des locaux). Nous faisons de même aujourd’hui.

18 est le nombre de bibliothèques qui seraient sur la sellette. Sans liste précise, nous ne voterons pas favorablement ce rapport.

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