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Guy LARMANJAT - Intervention sur le bilan de la démographie médicale - Session septembre 2021

SESSION DE L’ASSEMBLÉE DU CONSEIL DEPARTEMENTAL DE L’AIN

LUNDI 20 SEPTEMBRE 2022


INTERVENTION DE GUY LARMANJAT

RELATIVE AU BILAN DE LA DÉMOGRAPHIE MÉDICALE



Il y a 4 ans, en 2018, le Président Deguerry a organisé les états généraux des territoires décrétant la démographie médicale grande cause départementale. Quatre années plus tard le bilan est bien maigre.


Installation de 4 cabines de téléconsultations (5 d’ici fin 2021) ce qui représente un accès aux soins pour près de 700 patients sans médecin. Il y a 100 000 aindinois qui n’ont pas de médecin traitait et le dispositif de 4 cabines de téléconsultations n’a permis de donner des soins qu’à 700 patients, c’est infime, une goutte d’eau.

« Création d’un centre de santé couvrant l’ensemble du département et de 4 postes de médecins salariés intégrés à des Maisons de santé pluriprofessionnelles volontaires ». Dans un premier temps, la majorité n’a envisagé que 4 médecins salariés pour résoudre le manque d’accès aux soins de 100 000 habitants… Sur ces 4 médecins aucun n’est en poste actuellement. 1 seul devrait arriver prochainement. Cela démontre la faiblesse de la démarche et de l’ambition.

Pour rappel, en quatre ans, la Saône-et-Loire a salarié 70 médecins dont 63 généralistes et 7 autres spécialistes répartis dans 6 centres et 22 antennes. Dès le démarrage de cette politique publique l’exécutif saone-et-loiriens s’est fixé comme ambition d’atteindre 30 médecins.


C’est là, la différence entre l’Ain et la Saône-et-Loire, vouloir un tout petit centre départemental de santé ne peut pas être attractif. Les candidats s’interrogent alors sur les conditions de travail, l’isolement, les conditions de leur remplacement lors de leur congés etc.


Lors de la campagne, l’équipe de l’Ain pour tous, s’était fixée pour ambition de salarier 50 médecins. Durant cette campagne, la thématique médicale était la seule chose dont nous parlaient les habitants. Les Aindinois sont en souffrance, le Département ne doit pas être timoré, il doit mettre les bouchées double. Ce refus de la majorité de mettre des moyens sur cette politique est incompréhensible par rapport à la demande des habitants. Sans oublier le fait, que c’est Jean Deguerry qui avait invité son collègue de Saône-et-Loire aux états généraux pour qu’il présente aux élus sa solution.


Plus surprenant, après 4 ans à travailler sur la démographie médicale, la phase 2 du plan s’interroge encore sur l’opportunité ou non de salarier des spécialistes ou installer des cabines dédiées à certaines spécialités de médecines (ORL).


Outre le salariat, c’est l’installation d’un cursus complet de faculté de médecins qui pourra à long termes résorber les problèmes de démographie médicale. C’est en ce sens qu’il faut travailler.

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