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Christophe GREFFET - Question au Président sur le social et les collèges - Session septembre 2022

Dernière mise à jour : 24 oct. 2022

SESSION DE L’ASSEMBLÉE DU CONSEIL DEPARTEMENTAL DE L’AIN

LUNDI 26 SEPTEMBRE 2022


QUESTION AU PRESIDENT DE CHRISTOPHE GREFFET

RELATIVE AU SOCIAL ET AUX COLLÈGES



Monsieur le Président, Mes chers collègues,

Mesdames et Messieurs,


Ce que l’on croyait ne jamais devoir revivre depuis le choc pétrolier -pour ne pas dire depuis le dernier conflit mondial- est en passe de se produire.


L’énergie pourrait venir à manquer cet hiver et bouleverser notre quotidien. Coupures de réseaux ou renchérissement exponentiel du prix de l’énergie conduiront au même résultat : une activité économique mise à mal et le risque pour beaucoup d’Aindinois d’avoir froid a fortiori pour les plus fragiles.


Dans le même temps, il n’a échappé à personne que cet été a été le plus chaud de l’histoire entrainant une cohorte d’effets dévastateurs sur notre milieu et nos activités.


Tous ces maux -nous le savons bien- ont en commun nos émissions irraisonnées de gaz à effet de serre depuis trop longtemps et le temps n’est plus au constat mais à l’action dans l’urgence -ce qui disons-le- exige d’autant plus de détermination.


Il y a plusieurs manières pour notre département d’agir dans les domaines qui sont les siens. Il y a bien sûr le champ social et l’aide à ceux qui auront du mal à assumer les dépenses essentielles. De fait nous constatons déjà par endroits que les crédits en secours viennent à manquer face à la précarité grandissante.


Et puis -tout aussi inquiétant- c’est la paupérisation en moyens humains de nos centres départementaux de la solidarité. Le cas du Val de Saône n’est pas isolé mais il est assez symptomatique de constater le manque de personnel -en particulier d’assistantes sociales- qui les conduits à prendre des rendez-vous à trois mois.


Ce qui n’est pas du niveau de réponse attendu pour un caractère d’urgence vous en conviendrez. Et d’ailleurs -à force de gérer l’urgence- certaines assistantes disent leur lassitude qui finit par avoir raison de leur motivation et provoque leur départ.


Pouvez- vous, monsieur le président, nous dire la situation des effectifs opérationnels pôle par pôle à l’amorce d’une période très délicate au plan social afin que nous puissions vérifier notre capacité à agir ?




Bien sûr, il convient dans l’urgence de nous adapter si nous ne voulons pas constater la paralysie énergétique du pays cet hiver. Il faut prendre sur soi et nous habiller chaudement c’est entendu. Vous avez d’ailleurs invité les collégiens à le faire cet hiver.


Se pose déjà la question de savoir si les 19° seront bien tenus pour le confort des élèves puisqu’aucun moyen de mesure n’existe dans chacune des classes. Nous l’avons bien vu dans la pandémie, il n’a pas été possible de doter les collèges de capteurs de C0². Alors décréter un seuil indépassable qui est aussi un plancher relève plus de l’affichage que de la réalité.


Mais surtout, cela dit beaucoup du manque d’ambition et de perspective. Quel échéancier de travaux pour nos collèges ? Quelle ambition de rénovation thermique pour nos établissements ? Et quelle perspective en termes de production énergétique ?


Il était d’ailleurs assez éclairant de constater la semaine dernière la différence entre votre communication par voie de presse et celle de votre homologue régional qui lui évoque un effort planifié de rénovation de ses établissements et même quantifié pour ce qui est de la performance énergétique. Sans compter la perspective de doter les lycées d’installations photovoltaïques, ce que nous vous proposons inlassablement depuis deux années ici pour que nos collèges deviennent aussi des lieux de production énergétique.


Avouez que notre collectivité gagnerait à se dévoiler et à afficher enfin ses priorités, son plan d’action et ses moyens pour réduire son empreinte carbone. Il est temps et même grand temps !

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