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Christophe GREFFET - 1ère intervention sur budget primitif + biodiversité - Session décembre 2022

INTERVENTION DE CHRISTOPHE GREFFET

RELATIVE AU BUDGET PRIMITIF ET À LA BIODIVERSITÉ



Monsieur le Président, Mes chers collègues, Mesdames et Messieurs,


Notre dernière session -à l’automne- se déroulait alors même que se réunissait la COP 27, cette conférence des Nations Unies sur le climat chargée de la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre. La perspective de réchauffement d’un degré cinq à l’horizon -non pas pour la fin du siècle- mais d’une quinzaine d’année seulement nous fait comprendre que ce n’est pas à d’autres générations, mais bien à la nôtre, de mettre en œuvre des mesures concrètes et immédiates.


Cette session -coïncidence à nouveau- intervient au moment même où se tient la Cop 15 en faveur de la biodiversité.


Alors quel lien me direz-vous avec nos préoccupations départementales et en particulier budgétaires ?


Nous savons que plus de la moitié du PIB mondial dépend d’écosystèmes sains. La richesse créée par les hommes et les femmes de l’Ain ne fait pas exception. Il est plus que jamais primordial de lutter contre le recul de la biodiversité et le dérèglement climatique.


Nous aurions pu espérer -dans la perspective d’un budget vert promis en février prochain -une première que nous avons appelée de nos vœux ici- que vous nous disiez en quoi les orientations départementales 2023 impactent notre environnement.


En quoi les choix proposés -qu’ils relèvent du fonctionnement ou de l’investissement- participent à la lutte contre le réchauffement climatique ; en quoi ils favorisent l’économie circulaire ; en quoi ils préservent la biodiversité des pays de l’Ain ; en quoi ils protègent les espaces naturels mais aussi agricoles.


Vous nous annoncez 155 millions d’euros de dépenses d’investissement l’an prochain. En stagnation par rapport à cette année. En quoi ces investissements sont-ils durables ? Quelle quote-part par exemple de remploi de matériaux dans la construction d’un collège ou d’une voirie ? Une construction projetée sur un espace déjà artificialisé ou consommatrice de foncier ?


C’est pourtant l’exercice qui devra être fait en février prochain et qui doit constituer -pour nous élus- une aide à la décision. Toute dépense d’investissement n’est pas vertueuse par définition sur le plan environnemental et son impact doit être mesuré.



Il revient naturellement à la vice-présidence aux finances et à la direction financière d’être en première ligne et par ailleurs de mobiliser l’ensemble des services. La réussite de l’exercice exige -nous le savons- un référent par direction et un élu mobilisé au sein de chacune de nos commissions. C’est en résumé l’affaire de tous.


C’est cette démarche que nous pensions vous voir présenter ce matin dans la perspective du budget à venir. Peut-être que vous nous en direz quelques mots. Nous ne sommes guère qu’à deux mois de l’échéance.


Ces 500 millions de dépenses projetées en fonctionnement et ces 155 millions de dépenses envisagées en investissement devront être classées selon leur impact favorable ou défavorable au plan environnemental. Et il en est -à l’effet positif pour le coup- qui mériteraient d’être engagées au titre de la transition énergétique.


Nous le voyons bien dans un temps où l’on nous prépare à des délestages, il faut rendre notre département résilient, autrement dit plus autonome. Les collèges, lieux pédagogiques et d’exemplarité par excellence, les casernements de pompiers par dizaines et les agences routières présentes en tous points du territoire peuvent et doivent être autant de lieux de production d’énergie photovoltaïque. Des départements ont déjà engagé pareil chantier.


L’Ain serait bien inspiré d’y travailler. Je rappelle que ce sont des centaines d’hectares d’installations dédiées à l’énergie solaire qu’il nous faut développer dans l’Ain si nous voulons atteindre nos objectifs et il serait heureux que le Conseil départemental prenne sa part grâce en mettant son patrimoine à disposition.


Je propose d’ailleurs qu’une part des 85 millions d’euros d’augmentation des DMTO constatée sur les exercices 2021-2022 et 2023 comparativement à 2020 soit affectée à cette ambition. Autrement dit que l’empreinte carbone des installations et des constructions nouvelles soit compensée par une démarche vertueuse.


Voilà qui doit nourrir une véritable ambition au regard les enjeux du moment. Accompagner les Aindinois au quotidien tout en relevant des défis de moyen et long terme.

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